L'écharpe des records tentera sa chance auprès du Guinness World Records !

Echarpe 1

Depuis des mois, «les raccordeuses» assemblent les morceaux d'écharpe en gros rouleaux, qu'il faudra aussi relier entre eux.  À côté des jumelles les plus âgées du monde (des Françaises), ou du plus important rassemblement de zombies du monde, pourrait figurer l'été prochain l'écharpe des records fourmisiennes. Le défi, soutenu par l'Écomusée de l'Avesnois et l'office de tourisme, va tenter sa chance pour être inclus dans le Guinness Book des records.

Les tricoteuses de Chateaudun

Plus de 5 000 tricoteurs en France et en Belgique !

 « J'ai déposé une demande sur leur site officiel, explique Paul Schuler, coordinateur du défi. Et le comité de rédaction nous a présélectionnés. Il a bien précisé qu'il retenait ce record car il avait pris une ampleur nationale. On a rassemblé plus de 5 000 personnes en France et en Belgique. » Tout présélectionné n'est pas publié. L'écharpe fourmisienne devra passer sous l'œil des juges officiels du célèbre livre et d'un huissier. Tricoteurs, raccordeurs, coordinateurs ont intérêt à surveiller de près leur laine. Au moindre accroc, (un morceau un peu moins large, des mailles trop lâches...), le juge peut décider de ne pas retenir le record. « Même si on n'a pas le label du Guinness Book, le record sera quand même battu, assure Paul Schuler. Mais c'est sûr que ce serait mieux avec une reconnaissance de ce type. Ce serait la cerise sur le gâteau ! » En attendant de pouvoir admirer la cerise, les petites mains du défi et leurs aiguilles doivent s'activer. La totalité de l'écharpe (qui doit dépasser les 54,299 km pour battre le record détenu par des Gallois) est loin d'être réunie (il manque deux kilomètres) et encore moins d'être totalement mise bout à bout. Il ne suffit pas de présenter des morceaux d'étoffe représentant la longueur voulue, encore faut-il qu'ils soient solidement liés entre eux et disposés de manière à être comptabilisés.

Les tricoteuses de Louhans 1

Accélération

« La participation au Guinness nous oblige à nous dépêcher, confie le coordinateur du défi. Nous avons été présélectionnés pour l'édition qui doit sortir en juin. Notre record doit donc être validé début mai au plus tard. C'est justement à cette période-là qu'on devait obtenir une salle pour tout préparer. Notre objectif était d'être prêt pour le 31 juillet. Il faut donc que nous changions de stratégie. » Le défi doit trouver une nouvelle salle capable de contenir son écharpe dépliée au maximum, et les tricoteurs doivent raccorder les morceaux dans l'urgence. Ils se mobilisent. Mais Guinness World Records ou pas, ils finiront leur ouvrage et le présenteront pour la fête de la Saint-Louis en septembre.

Les tricoteuses de St Omer
Les dessous de la validation d’une performance !

Tenter un record selon les codes du Guinness World Records ne s'improvise pas. Les précisions de Marion Lécuyer, responsable de la communication du célèbre livre en France.

Trois tentatives :
Pour commencer, il faut s'inscrire sur le site internet du Guinness, décrire son record et sa motivation. Une équipe étudie les propositions et retient les plus pertinentes (faisabilité, dangerosité…). Si la proposition est sélectionnée, l'apprenti recordman a droit à trois tentatives. Trois fois raté ? Pas grave, on peut tout recommencer depuis le début.

Deux juges :
« On n'envoie pas de juge systématiquement, précise Marion Lécuyer. La majorité des records sont validés grâce aux preuves qu'on nous envoie. Dans le cas de l'écharpe de Fourmies, c'est un record atypique, sympa, et qui concerne beaucoup de monde, donc il est intéressant d'envoyer un juge. » Les juges sont basés à Londres, patrie du Guinness World Records. Ils interviennent dans le monde entier. Deux parlent français. Leur déplacement est payant. « Les seuls frais pour faire enregistrer un record sont ceux liés à la venue du juge, explique la chargée de communication. Il n'y a rien à payer pour paraître dans le livre. »

Téléthon 2011

65 000 demandes :
Chaque année, la société anglaise reçoit 65 000 demandes au niveau mondial. « Difficile de dire combien sont retenues, assure Marion Lécuyer. Mais dans chaque édition, on inclut 4 000 nouveaux records, plus d'autres qui sont battus et donc mis à jour. »

120 millions :
C'est le nombre d'exemplaires vendus depuis les débuts du Guinness en 1955. Il est traduit en 22 langues et diffusé dans 100 pays.

Article de la Voix du Nord rédigé par Amandine Meunier le 30 janvier 2012

Retrouvez l'article et une vidéo de la Voix du Nord sur le défi de l'écharpe des records en cliquant ici :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Autour_de_Avesnes_sur_Helpe/Fourmies/2012/01/30/article_l-echarpe-des-records-tentera-sa-chance.shtml?utm_source=add_this&utm_medium=facebook&utm_campaign=partage